Personnages

Nous attaquons là un vaste chapitre, car les personnages créés sont vraiment nombreux. Au final j’en passerai un certain nombre sous silence, car ils n’ont pas apporté grand-chose finalement à l’ensemble de « mon œuvre » (oui, on peut essayer d’employer les mots qu’il faut). Listons donc pas à pas ces différentes personnalités.

Max Jaison

Comme déjà mentionné précédemment, Max est le héros principal de mes BD. Ses aventures se sont divisées en séries plus ou moins arbitraires : une première série de 9 BD, puis des « hors-série », une deuxième série avec beaucoup d’inachevés, et puis finalement, avec l’allongement des histoires (dépassement des deux pages classiques), ce sont des albums à part entière qui ont vu le jour.
Max est un flic. Un peu indépendant, il opère sous le commandement du commissaire Pizzato, un « vieux con » fidèle au règlement et à la conduite digne. Dans ses premières aventures, Max est accompagné d’un assistant, Rode, qui se fera assassiner par l’un des nombreux méchants rencontrés.
Ces méchants traversent divers milieux, mais restent à l’origine surtout des personnages semblables aux méchants de comics. Une Empoisonneuse, un docteur fou (Mr Idiner), des types louches style Al Capone, mais aussi de simples malfaiteurs… Cela dit, assez rapidement, une figure va naître et émerger du lot : Maxuel Foxer. Il deviendra l’ennemi juré de Max, et au final les histoires auront toujours pour trame une course poursuite entre les deux antagonistes, suivant différentes affaires. Et Maxuel s’en sortira toujours.
Parmi les autres personnages qui tournent autour de Max, on aura l’apparition de quelques figures particulières, comme le dénommé Max Jum, sorte de jumeau qui s’avèrera être allié à Maxuel Foxer, et Mister Giga, travaillant pour la police, et qui assistera Max ensuite dans ses aventures plus poussées.
Vers 1998, une aventure viendra mettre fin aux séries, et instaurer le concept des longues histoires : Alerte Rouge. Il s’agit d’une enquête à propos d’un groupe organisé de terroristes, conduits par Maxuel Foxer (qui n’a d’autre occupation que d’être le plus méchant des méchants), et œuvrant sous la couverture d’une entreprise dénommée Abrea, sans activité réellement définie. Cette aventure aura une suite non achevée, Max à New York, mais cependant entamée sur une dizaine de pages.
Au niveau de la personnalité, Max est un type égoïste, impulsif et gratuit, insolent envers ses supérieurs, et qui n’en fait au final qu’à sa tête. Il rejoint dans un certain sens Jack Bauer, avec une bonne dose de mauvaise foi supplémentaire.
Par la suite, comme nous le verrons, les aventures de Max et des autres personnages vont venir se fusionner autour d’un même personnage et laisser place à deux albums aboutis de plus de 40 pages sur Ernest Pyrhaleine.

Bob Konays

Dans la rubrique des noms de famille compliqués, ont continue avec Bob. On change d’optique, car ici nous suivons les aventures d’un bandit poursuivi par la police (toujours). Dans un ton un peu moins décalé que Max, les histoires de Bob sont à prendre avec un second degré malgré la violence apparente de certaines situations.
La première aventure de Bob se déroule sur cinq pages, avec la fameuse technique du feutre et du stylo bille, sans spécialement de trame, offrant davantage une succession de situations et de tableaux.
Par la suite, les aventures prendront un caractère plus violent, avec force explosions et coups de feu, courses poursuites et grands traits de crayon. Le bandit prend ainsi une dimension héroïque supplémentaire, et se sort de mauvais pas avec professionnalisme.
La dernière aventure en date (inachevée, comme pour beaucoup) a été relativement influencée par le style de Matrix, au niveau costumes et mouvements, et le sérieux du personnage, qui arbore désormais des lunettes noires.
Bob est un des seuls personnages à ne pas avoir été mêlé par la suite aux aventures de Pyrhaleine, car le ton n’est pas aussi décalé.

Sars et Koali

Noms bizarres, suite. Et encore un changement radical de milieu. Ici, l’influence de Calvin et Hobbes est plus que palpable, car les traits sont très largement repris du graphisme d’inspiration, tout comme la forme : des petites histoires un peu farfelues, mais cependant pas très imaginatives.
Je pense avoir dessiné ces histoires dans un besoin d’évasion et d’air un peu plus pur que les intrigues policières de mes autres personnages. Pas de grand apport pour le reste des BD, mais une certaine étape toutefois que je garde en tête.

Joe Card

On retrouve ici les tribulations d’un méchant, mais pas de la même trempe que Bob. Joe Card est davantage une petite frappe liée de temps à autres à quelques affaires plus importantes. Contrairement à Bob, il est moins solitaire, et peut participer en bande à un casse de banque ou autre…
Sur la forme, les aventures de Joe Card n’ont pas duré longtemps, et s’étalent sur cinq ou six pages, divisées en sous-parties. Déjà au crayon, cette petite série date pourtant d’il y a un certain nombre d’années, mais il s’avère que je l’avais un oubliée jusqu’à retomber dessus un jour en rangeant quelques vieux dessins.

Steve Rostard

Et hop, un nom américanisé maladroitement (on aurait pu faire RodStar, c’est plus sympa). Ce personnage a été d’abord pour une ou deux BD sans grande ambition, des histoires de courses automobiles se transformant en courses poursuites, puis oublié car sans gros intérêt.
Ce sera plusieurs années plus tard, quand une nouvelle inspiration viendra, que je reprendrai le personnage, sous une autre facette. La BD en elle-même s’appelle Nachtfalter (papillon de nuit), et parle en gros d’un grand méchant aux pouvoirs plus ou moins psychiques qui s’est emparé d’une ville, et tend à réduire la population en semi-esclavage, en automates en vue de se répandre ensuite dans le pays entier.
Datant d’environ 2001, le dessin est donc relativement abouti. J’ai cherché à créer des ambiances sombres et travailler un peu plus les détails, sans pour autant trop en faire. Je me suis beaucoup inspiré pour dessiner de l’atmosphère que se dégage de deux albums de Radiohead : Kid A et Amnesiac.
Steve fait partie ici d’un groupe secret de scientifiques détectives et est envoyé en mission pour infiltrer la ville prise par le grand méchant (on peut y déceler une influence Metal Gear Solid, aussi).
La BD ne sera finalement pas achevée, ne sachant pas trop où aller en définitive, et un autre projet ayant vu le jour en parallèle.

Ernest Pyrhaleine

On attaque maintenant la dernière marche atteinte dans ma réalisation de bandes dessinées, avec un personnage qui n’a au final pas grand-chose à voir à première vue avec les autres. Au final, Ernest Pyrhaleine sera le héros de deux albums de grande envergure.
A l’origine, Ernest n’est qu’un petit employé de bureau d’une société d’ordinateurs pas très sérieux ni rigoureux, qui aime faire ses blagues même si personne ne l’approuve. Il vit plus ou moins dans son petit monde, avec un côté enfantin se laissant guider par ses impulsions. Une des caractéristiques du personnage est son haleine à tout casser, se transformant en véritable pouvoir dans les situations désespérées (que je vous disait qu’il était enfantin).
Au fil de la première histoire, finalement, viendront s’intégrer petit à petit d’anciens personnages : d’abord Max, puis Maxuel Foxer, puis Mister Giga, puis une bonne partie des personnages déjà listés ici, avec plus ou moins d’importance dans le déroulement.
Et la caractéristique des aventures de Pyrhaleine sera de faire intervenir dans l’histoire tout un tas de petites références, de clins d’œil à diverses influences : des répliques de films, des personnages de jeux vidéos ou de BD, de livres… Cela donne au final une histoire un peu farfelue, assez linéaire, qui se résume être au final un chassé-croisé entre Max et Maxuel, où Pyrhaleine fera le pitre.
Les aventures auront donc un caractère très dérisoire et très second degré, tournant en ridicule bien des situations qui auraient pu être plutôt abordées sous un premier degré dans mes premières BD.
Quelques personnages font apparaître dans ces aventures du côté de Maxuel Foxer, notamment Jack Phoenix, un grand aux cheveux mi-longs qui maîtrise quelques arts martiaux, et a un petit côté humain. C’est peut-être un des personnages qui garde le plus la tête froide et un regard critique sur tout ce qui se passe sous ses yeux.

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