Chez Draco

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samedi, décembre 6 2008

Enfin DotClear 2

Je me suis finalement extrait les appendices digitaux de l'orifice rectal : j'ai installé DotClear 2, opération qui prend moins d'une minute maintenant que la configuration du serveur le supporte. Adieu donc, je l'espère, aux kilocommentaires de spam. Et bonjour à quelques nouveaux billets sous peu, normalement, car - croyez-le ou non - l'inspiration m'est revenue !

jeudi, octobre 23 2008

Woohoo Danemark.

Un mois tout rond sans poster, j'vous devais bien ça. Et une fois encore c'est pour raconter ma life, non mais sérieux, alors qu'en plus je sais qu'osef quoi !
Bref. Vendredi, aux alentours de midi, je m'envole pour le pays de la brique à plots en plastique, des femmes-poissons et, euh..., des ponts qui plongent sous la mer (faut vraiment être du Nord pour avoir des idées pareilles). Vrrroooouuum !
"Mais, diantre, que vas-tu donc faire si loin de ton chez-toi-douillet-que-tu-l'aimes-tant ?", me direz-vous. A raison, il est vrai. Et bien... je vais voir un concert. Non point de metal cette fois (bien que les scandinaves excellent dans le genre), mais plutôt ça. Et du même coup, je reste une semaine à København histoire de glandouiller et faire un peu de tourisme avec Entha.
Ceci dit, les conditions ne sont pas franchement, comment dire, optimales. Par exemple, ledit concert a été annulé y a une semaine. J'ai une pire crève aussi, une lente agonie du genre à salement empirer dans le climat chaud et sec du Danemark. Et j'ai presque plus de mouchoirs. Mais rien de tout cela n'est de taille à arrêter un Draco déterminé, donc demain me verra bel et bien quitter le plancher des vaches pour celui des phoques. Voilà, je reviendrai avec pas plein de photos vu que 1. j'ai pas d'appareil et 2. on s'en fout :).

mardi, septembre 23 2008

Détournement de logos aérospécieux

Bon, j'ai vraiment pas la motivation d'écrire ces temps-ci. Non pas que je manque de sujets, non pas que je sois subisse des semaines surchargées de cours, j'ai juste la flemme. La flemme : le pire ennemi de l'homme.
Par contre, j'ai trouvé le temps de faire joujou avec The GIMP ce soir (GIMP c'est bon, mangez-en, et arrêtez de pirater Photoshop !) pour illustrer une sorte de jeu de mots minable qui m'est subitement venu au détour d'une conversation déjà assez peu productive. Voici donc mes versions revues et corrigées des logos de deux boîtes parmi les plus grosses du secteur de l'aéronautique / spatial / défense (mes potentiels futurs employeurs si je décide finalement de devenir riche, donc, mais là je crois que je me suis grillé dans l'industrie... plus le choix, va falloir faire chercheur :p).


Vous reconnaîtrez ici le géant européen de l'aéronautique, j'ai nommé EADS (Airbus, Astrium, Aerolia, etc - trouvez l'intrus). Pour les anglophobes, AIDS c'est SIDA dans la langue de Shakespeare (non, ceci n'est pas une affirmation sur la vie sexuelle de ce grand monsieur).



Et voici maintenant Thales, ex-Thomson CSF, qui fait lui aussi sa dose de missiles et autres trucs mignons... là pas besoin de traduction. Comme quoi les MST sont vraiment partout.



Suite à une requête de Bap, voici également le logo de ma belle école, remasterisé pour mieux refléter ses occupants :D.



Et ben voilà, croyez-moi : j'en suis pas peu fier !

jeudi, septembre 4 2008

Fuck les bots

Tavu j'ai un kikootitre de rebelz, comme les mots de l'Amicale sauce Nouvelle Vague.
A l'INSA on est en pleine semaine d'accueil. Y a un bordel assez constant sur le campus jusqu'à des heures relativement avancées. Il est tard, j'ai passé 3 jours essentiellement debout à présenter Contact aux nouveaux arrivants de 1ère, 2ème, 3ème et 4ème années sur la chaîne d'inscription. Mais demain point de grasse mat' : recruté de dernière minute pour un petit job, je vais faire cameraman pour un cours de remise à niveau. Bref. En fait ce billet est un coup de gueule, mais point contre tout ça (ni même contre Nouvelle Vague !).
Non, ce qui me casse les couilles c'est les spambots. Putain ces cons ont réussi à coller une série de publicités mal formatées (le HTML n'est pas interprété) dans les commentaires de mes billets. Fausse joie de voir de nouveaux retours de lecteurs, mais non. Simplement une bande d'enfoirés qui se font de la thune en pourrissant la vie de millions de gens. Avec un rendement proche de zéro, mais ils attrapent apparemment suffisamment de pigeons pour que ça vaille le coup de tirer à l'aveuglette. Merde quoi !

vendredi, août 29 2008

La fin d'une époque, le début d'une autre

Dites-donc, après une bonne grosse pause estivale, ça fait du bien d'écrire quelque chose de neuf ici. J'espère que vous aurez mis à profit tout ce temps pour avaler toutes les séries que j'ai citées jusque là, parce qu'il m'en reste encore en stock pour une prochaine fois (spéciale dédicace à Max qui a passé son été à revoir l'intégrale de Stargate - SG1 et Atlantis - et commence à peine à en voir le bout :D).
Quant à moi, après la fin de mon mois de stage au LPCNO je suis (enfin) rentré chez moi à Montpellier. A vrai dire, je m'y sens de moins en moins chez moi, conséquence logique de 3 années d'études à Toulouse avec des retours de plus en plus sporadiques même pendant les vacances. Ça a quand même été l'occasion de revoir mon frangin quelques jours (il a tout de même enchaîné 2 colos pendant que j'étais là, le gredin) et de voir mes vieux potes. Notamment JB et Damien avec qui j'ai passé presque tous les après-midis d'une semaine à jouer/peindre du 40k. Par contre, seulement une soirée ciné avec Guilhem (qui rentrait tout juste du Canada) puis Vincent (qui sortait tout juste d'un tournoi Warhammer et de la semaine de rush peinture le précédant immanquablement) avant de repartir. Après un très agréable week-end du 15 août chez les cousins à Ustaritz (mots-clés : piscine, verdure, Guitar Hero, Laser Quest) j'étais déjà de retour à l'INSA pour glander en paix, presque 1 mois avant la rentrée. Glander, je l'ai d'ailleurs bien fait puisque nous voilà le 29 août et j'ai pas souvenir d'avoir fait un truc utile et important. Définition qui exclut débloquer pas mal d'achievements à Team Fortress 2. Ah si : j'ai fini la plaquette de présentation aux sponsors de Grimoire, Livre III. Et j'ai commencé l'achat (sur eBay :D) des composants pour l'armoire électrique du Club Info (pour organiser des LAN tout le temps sans devoir cracher plus de 100€ de location de matos). Tiens d'ailleurs, en parlant de super LAN, je représentais avec DiDay et vip les Nablageons à la Summer Arena 4 le week-end dernier. Comme vous pouvez le lire (malgré l'ékorchage de mon pseudo qui a même été poussé jusqu'à "DarkoRPG" au tournoi de CoD2, au point que j'ai joué sous le pseudo de "SarkoRPG" :D) on a été plutôt efficaces, avec un triple podium CoD2/CoD2/War3 : à moi le tapis de souris WoW TBC ! :D
Maintenant le campus a repris vie, les Erasmus et autres étudiants fraîchement débarqués des 4 coins du monde sont peu à peu rejoints par les nouveaux première année qui viennent emménager, meubles Ikea à l'appui, aidés de papa-maman qu'ils quitteront (souvent) pour la première fois dans quelques jours. La fin d'une époque, le début d'une autre.
C'est aussi maintenant que certains s'en vont. ToToM, figure emblématique de l'INSA qui a de mon point de vue "toujours été là depuis toujours" part vers d'autres cieux, passer une licence pro dans ce qu'il aime : les arts de rue. Enthalpix, mon meilleur pote, mon pilier moral réciproque pendant toute cette année, est parti au Danemark pour son dernier semestre de cours directement après son stage de tout l'été à Paris. Sans lui, ça va être dur. LolO aussi s'en va, son "année blanche" pour raison médicale (pourtant justifiée) ayant été refusée. La voilà donc sur le point de rentrer chez elle en Bretagne, pour aller en L1 à la fac de Rennes. Sans elle, ça va être dur. La fin d'une époque, le début d'une autre.
Vous savez quoi ? A l'origine, j'allais parler de complètement autre chose dans ce billet. J'étais parti joyeux, avec l'envie de discuter d'un truc pas philosophique ni intellectuel ni rien. Mais voilà, en écrivant ces dernières lignes pleines de nostalgie, me voilà soudain empli d'un sacré blues. Avec DiDay en BTS en centre-ville donc plus au RU le midi, JB parti au Québec pour toute l'année, Lukas aux States au second semestre, Entha loin jusqu'au milieu de l'année au moins et LolO partie pour de bon, cette année s'annonce pour le moins différente. Espérons ce nouveau début mieux que cette époque qui s'achève...

mercredi, juillet 23 2008

Cargaison de séries pour geeks, deuxième épisode

Je continue sur ma lancée de séries geek-approved avec aujourd'hui deux séries de science-fiction parmi ce qu'on a fait de mieux dans le genre.

  • Stargate SG-1 est bien trop connue pour que je risque de la faire découvrir à un quelconque lecteur, mais elle mérite tellement sa place ici ! Issue à l'origine d'un film pas particulièrement fantastique, cette série canadienne - et ouais !- en est à sa 10ème saison (sans compter les 3 saisons de son spin-off parallèle Stargate Atlantis) ce qui en fait la plus longue série de SF sans interruption de l'histoire de la télé. Le caractère, le jeu et la complicité des acteurs de l'équipe SG-1 constituent vraiment le noyau de cette série : les répliques laconiques de Richard Dean Anderson (Colonel O'Neill) et les froncements de sourcil de Christopher Judge (Teal'c) sont l'essentiel de ce qui a poussé mon père à regarder. L'univers s'est énormément étoffé au cours des ans tout en sachant rester assez cohérent, les téléspectateurs fidèles étant régulièrement récompensés avec des réapparitions de choses rencontrées plusieurs saisons avant (que dire de Wormhole X-treme et des Réplicateurs ? :D). Comme beaucoup, j'ai connu et commencé à suivre SG1 bien avant que le phénomène des séries américaines par dizaines débarque ici, c'était sur M6 en sortant du collège à 18h (rediffusions des premières saisons). Par la suite on a, avec mon père, quasi-religieusement suivi les épisodes au fur et à mesure de leur sortie dans la Trilogie du samedi. Avec du recul, je crois même que c'est le plus gros truc qu'on ait fait ensemble : regarder des saisons entières de Stargate entre père et fils... j'suis pas sûr de devoir considérer ça comme heureux.
  • Firefly : ouep, voilà, j'l'ai déjà finie. L'unique saison fait 14 épisodes (y compris le pilote "king size") dont seulement 11 ont été diffusés (même pas dans l'ordre !) avant que Fox ne l'annule. Je crois que jamais je n'en comprendrais la raison tellement cette série est grandiose. Je sais que je n'ai déjà pas mâché mes mots pour Dr Horrible, mais pour moi Josh Whedon a encore une fois fait carton plein avec Firefly. J'en ai presque pleuré d'arriver à la fin du dernier épisode avec ce goût d'inachevé dans la bouche... avoir annulé une deuxième saison est purement criminel ! J'vais faire de mon mieux pour vous donner envie de la regarder :D. Dans un futur pas terriblement lointain, pourvu de vaisseaux mais dépourvu d'hyperspace et d'aliens, l'Humanité s'est exilée de la Terre-qui-fut : après un voyage long de plusieurs générations, elle s'est installée dans un secteur indéterminé, colonisant et terraformant plusieurs dizaines de planètes. Les cultures occidentales et chinoises ont fusionné dans un habile mélange d'influences, donnant par exemple un anglais courant parsemé de jurons mandarins. Une dizaine d'années avant les événements de notre histoire, le gouvernement central de l'Alliance a écrasé la rébellion des Indépendantistes habitant les mondes extérieurs. Ses espoirs brisés par la défaite, refusant de se plier à cette bureaucratie tentaculaire et trop déshumanisée, l'ex-sergent Indépendantiste Malcolm Reynolds rachète un vieux transporteur de classe Firefly qu'il baptise Serenity, afin de voguer librement comme convoyeur indépendant (comprendre par là "essentiellement contrebandier). Secondé de son ancienne camarade d'armes, l'inflexible Zoé Warren, il recrute au cours de ses voyages un équipage des plus divers : Halden Washburn, alias Wash, un pilote hors pair et assez dingue pour épouser Zoé; Kaylee, une jolie petite mécanicienne pleine de vie pour qui le vaisseau est un second corps; Jayne, un mercenaire vraiment pas fin mais néanmoins attachant; Inara, une Compagnonne certifiée (prostituée de luxe à la formation raffinée : c'est une profession des plus respectées et les membres de la Guilde choisissent elles-mêmes leurs clients) qui lui sert souvent de caution; Book, un prêtre catholique au passé mystérieux; Simon, un chirurgien qui a laissé tomber sa brillante carrière pour sortir sa sœur River des atroces expériences auxquelles elle était soumise par l'Alliance dans le but d'investiguer ses incroyables capacités mentales; et enfin River elle-même, l'esprit complètement retourné par ces traitements et de nombreux agents à ses trousses. Ce qui fait de Firefly une magnifique série, c'est avant tout ces 9 personnages, complexes et fouillés, mais surtout leurs relations humaines, là encore jamais simples ni figées. En une seule saison, chaque personnage fera tour à tour voler les préjugés qu'on pourrait essayer de lui coller sur le dos, se révélant tellement... humain. Tout ceci rend l'équipage incroyablement attachant, et donc par voie de conséquence la série tellement immersive ! Mais là n'est pas le seul intérêt du bestiau. Firefly, c'est aussi un western spatial, une grande aventure à travers les étendues rudes et poussiéreuses des planètes situées aux confins de l'espace habité. L'influence des bons vieux films de cow-boys n'y est absolument pas dissimulée, avec de nombreux épisodes se déroulant sur des mondes dignes de Pour une poignée de dollars et une bande originale so country, d'ailleurs je ne peux pas me permettre de ne pas vous faire écouter au moins le générique :
  • Voilà, il est tard et je sais pas trop quoi ajouter sans spoiler l'histoire déjà trop courte, mais vraiment, si vous devez regarder quelques chose, regardez ''Firefly''.

dimanche, juillet 20 2008

Dr Horrible & autres séries geek

Salut à vous, nobles lecteurs !
Et oui, encore 10 jours sans billet : autant dire que ma bonne résolution n'a pas tenu... comme prévu diront les mauvaises langues.

Aujourd'hui je sors un peu de la nanophysique (après tout, c'est le week-end !) pour parler de choses plus ludiques. Le dernier truc trop bien du moment, sur le net, c'est la mini websérie ''Dr Horrible's sing-along blog''. Tellement trop bien que j'ai eu envie d'en faire un billet, c'est dire !
Ecrite par Josh Whedon, le créateur de Buffy contre les vampires (que j'ai jamais regardé mais qui est cultissime et plutôt geek-compatible) et de Firefly (moins culte, mais encore plus geek : je vais la regarder sous peu :D) pendant la terrible grève des scénaristes d'Hollywood, elle a été conçue par ce chic type comme une sorte d'OVNI, un pavé jeté dans la mare des circuits de production habituel. D'une quarantaine de minutes réparties en 3 épisodes, il s'agit d'une comédie musicale dont les chansons, parfaitement dosées, sont particulièrement bien écrites et interprétées. Elle raconte l'histoire de Dr Horrible, un scientifique super-vilain... ou plutôt qui tente de l'être, car le héros un brin crâneur Captain Hammer est toujours là pour le martyriser. Admis dans la ligue des grands-vilains-pas-beaux sous réserve de réussir un coup démoniaque, le pauvre se retrouve coincé entre ce devoir et son amour pour la belle rouquine Penny, qu'il voit toutes les semaines au lavomatic sans oser l'aborder. Une approche originale et très amusante de thèmes qui sauront plaire aux nombreux geeks qui rôdent par ici !
Tournée en 6 jours avec une vraie équipe et des acteurs professionnels, ce petit bijou est à regarder immédiatement sur son site web. Dépêchez-vous car la visualisation online gratuite finit dimanche soir (oui oui, ce soir !), une édition DVD étant prévue par la suite, pour tenter de payer l'équipe de tournage. Et montrer au rigide système Hollywoodien qu'on peut s'y prendre différemment et réussir quand même. Enfin, je l'espère, ce chef-d'œuvre le vaut vraiment.

Puisque j'ai commencé sur le sujet, j'me suis dit que c'était également l'occasion de parler d'autres séries sympa et adaptées à une audience de geeks (dont je suis il est vrai un bel échantillon). En vrac, je citerai donc...

  • The I.T. Crowd : une série anglaise à l'humour... anglais, donc absurde et déjanté comme seuls eux savent le faire (j'ai rererevu Sacré Graal des Monty Python tout récemment et j'ai encore pris mon pied) - attention, un remake américain donc probablement assez nul en comparaison est sorti, méfiez-vous des imitations ! Elle raconte la vie des 2 nerds complétement méprisés du service informatique d'une grande boîte et l'arrivée d'une chef de service, à peine employée et déjà placardisée dans ce sous-sol aux relents de pizza. 2 saisons déjà sorties. Le générique 8-bits est particulièrement sympa :)
  • The Big Bang Theory : américaine cette fois mais poilante également, cette série raconte l'histoire de... 2 nerds, physiciens (\o/) ceux-là, qui vivent en coloc au milieu des pizzas, des équations et des soirées Halo avec leurs potes nerds du labo. Un beau matin, une jolie blonde emménage dans l'appartement d'en face : forcément, les choses changent dans la vie de nos scientifiques asociaux ! Tout en restant accessible au grand public, je crois que cette série a le mérite d'être encore plus amusante pour qui se reconnaîtra (même un peu) dans les personnages de Leonard et Sheldon, ainsi que pour ceux qui pourront saisir les subtilités scientifiques de certaines références (fait impressionnant d'ailleurs : pas de pseudo-science pour impressionner le profane, tout est rigoureusement correct y compris les notions de physique poussées). La deuxième saison est en préparation et là aussi le générique est vraiment sympa.

J'ai pas mal de séries sympa à décrire en fait, donc je pense que ça va me faire une série de billets...

mercredi, juillet 9 2008

Une journée mieux que les autres ?

A l'instant, j'allais me coucher (sisi), et puis là je me suis dit "trop de trucs sympa aujourd'hui, faut que t'en profites pour en faire un billet, vite !"... Donc me voilà, à parler un peu de ma vie pour changer du blabla déshumanisé habituel. Aujourd'hui...

  • J'ai ce matin fini de peaufiner le code sur lequel je bosse depuis le début de mon stage (2 semaines, donc). J'ai codé le dernier truc chiant à implémenter prévu de longue date, finalisé le script qui contrôle le tout ainsi que l'organisation des sous-dossiers et les histoires de licence en mettant les notices de copyright adaptées + les en-têtes GPL/LGPL et les fichiers COPYING (ouais j'en profite pour promouvoir le Libre au labo tant qu'à faire)... bref, ça c'est fait !
  • Je suis passé maintenant à de la vraie physique, avec un concept de montage expérimental à développer et mettre en application. Demain on devrait aller faire un tour en salle blanche préparer un nouveau lot de substrats vu que l'actuel est presque épuisé. J'suis déjà rentré plusieurs fois dans des salles blanches, j'ai bossé dedans une bonne journée grâce à une UV de 2ème année, mais je trouve quand même toujours ça un peu... émouvant ? impressionnant ? Je ne sais pas trop, difficile de trouver le bon mot (ça doit être mon âme d'enfant qui persiste à s'émerveiller de choses simples).
  • Cet aprèm, y avait un prix Nobel dans mon bureau. Le dernier co-prix Nobel de physique, pour être exact : Albert Fert, Carcassonnais récompensé pour ses travaux sur la magnétorésistance géante (GMR, à la base des têtes de lecture des disques durs modernes) et dont le père a eu le bon goût de fonder le département de Génie Physique de l'INSA. C'est d'ailleurs le parrain de la promo 45 alors que nous, pauvre promo 43, que dalle : pas de parrain du tout. Il faisait apparemment un petit tour de visite des labos sur l'INSA, avec un rapide topo des recherches de chaque équipe. Y avait un photographe, si une photo paraît dans la presse ou quoi, y a plus qu'à espérer que ce soit celle où je suis dessus ;p
  • On a passé pas mal de temps à se prendre la tête sur des couleurs d'image, des morceaux de phrase et autres détails d'une publi... enfin, un abstract pour une conférence de nanotechnologies à Bordeaux. Vu qu'il y a une de "mes" images dedans, je suis cité dans les auteurs, en 3ème position derrière Laurence (la chef) et Etienne (mon pote stagiaire/thésard dont les résultats de 6 mois de stage de 5A sont présentés dedans). Ça fait toujours plaisir ! :D
  • J'ai décidé de faire une vague maquette d'AFM avec les LEGO Mindstorms qu'Entha m'a laissé en dépôt pendant sa longue absence. Ça sert pas à grand-chose mais Etienne a l'air d'avoir kiffé un truc du même genre (en moins bien quand même :D) vu sur le net et Laurence sera fan de toute façon, comme tout ce qui se rapporte à l'AFM...
  • Last but not least, on a trouvé où se cache la version PDF du 20 Minutes ! En sortant de la cafét' le midi, on fait avec Stéphanie, la sympathique technicienne de labo du GP (qui a le bon goût de relever quelque peu le quota, il faut le dire, tristement faible de jolies filles du département), la course sur les mots fléchés du 20 Minutes en buvant un expresso (miam, la machine à café d'importation italienne des bureaux de TP4, ça moud le grain "BRRRZZZ" et tout et tout), mais pendant les vacances ils se font plus chier à le distribuer à l'INSA. Avec le PDF, là, c'est bon : on imprime 2 exemplaires de la page loisirs et roulez jeunesse ! Et je vous défends de dire qu'on est qu'une bande de glandeurs, c'est vraiment, vraiment pas vrai. Non, sérieusement.

lundi, juillet 7 2008

Pendant ce temps-là, au LPCNO...

Je me dois d'écrire ce billet pour deux raisons. Tout d'abord, il est dimanche soir (lundi matin pour être exact) et je n'ai écrit qu'un billet cette semaine, ce qui illustre parfaitement l'échec lamentable de ma tentative d'augmentation de cadence d'écriture auto-imposée. Deuxièmement, et surtout, un certain Tomath se permet d'insinuer qu'on glandouille au LPCNO. Ou plus précisément qu'on fait des trucs vaguement - voire carrément - inutiles. Là je dis stop ! Mais pour faire ça bien, reprenons les choses dans l'ordre.
Tout d'abord, de quoi parle-t-on ? Et bien, comme tout le monde le sait, je suis actuellement entre 3ème et 4ème année Génie Physique à l'INSA (ceux qui ne le savaient pas le savent maintenant, mon affirmation précédente est donc rétro-vérifiée). Dans ce contexte, j'ai... en fait absolument aucune obligation de faire un stage, mais comme j'aime ça j'en fais un quand même. J'étais parti sur un stage à l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, au centre de Cadarache, à... pisser du Cpp, mais c'est tombé à l'eau assez méchamment. Du coup j'me suis assez facilement (par mes relââtions) dégoté un stage plus confortable par sa localisation, au Laboratoire de Physique et Chimie des Nano-Objets de mon département de Génie Physique, à... pisser du Cpp. Comme un air de déjà-lu ? Certes, mais ici j'ai pas de complications de logement et je peux me réveiller à 9h moins 5 le matin :p.
Bref. Du coup, au lieu de me retrouver perdu dans la cambrousse provençale à écrire du code de simulation de risque, je me retrouve pas vraiment perdu sur mon bon vieux campus (qu'il devient décidément difficile de me faire lâcher) à écrire du code de nanoxérographie. Kékiladit lui là ? Non, j'ai insulté personne, promis !

Dans l'équipe Nanotech du labo, en ce moment, on bosse sur une version "nano" de la xérographie, technique qui est à la base des photocopieuses et autres imprimantes laser. Dans la xérographie conventionnelle, le motif à reproduire est dessiné avec des charges électriques sur un rouleau. On y pulvérise ensuite de l'encre en poudre (le contenu des fameux toners) électrostatiquement attirée par les zones chargées du rouleau, qui n'a alors plus qu'à être pressé sur le papier pour imprimer. Et bien nous, on fait pareil, mais en beaucoup, beaucoup plus petit ! Pour ce faire, on utilise l'outil assez incroyable qu'est le microscope à force atomique (atomic force microscope ou AFM). Le principe de fonctionnement de celui-ci est très simple, et sa taille est bien en-dessous de ce qu'on imagine communément pour ce genre d'appareillage (hein Tomath), ce qui ne le rend pas pour autant bon marché. Grosso modo, une pointe extrêmement petite et effilée est placée au bout d'un petit bras de levier (par "petit" j'entends ici quelques centaines de µm au plus) libre de se courber. Grâce à des actionneurs piézo-électriques très précis, on balade la pointe très près au-dessus de l'échantillon en mesurant la déviation du levier à son niveau par un faisceau laser. La proximité de la pointe avec la surface examinée fait que diverses forces d'interaction, même très faibles, peuvent être mesurées : contact mécanique pointe-échantillon (mode de base de l'AFM, pour cartographier la surface) mais aussi forces de Van der Waals, forces magnétiques dues à une aimantation de la surface (permettant de "lire" les données sur la surface d'un disque dur par exemple), forces électrostatiques dues à des charges en surface (qui vont nous intéresser ici), etc.
Mais c'est pas tout ! En effet, il est aussi possible d'utiliser la pointe pour manipuler l'échantillon : creuser dedans, oxyder sa surface, etc. Ce qu'on fait au labo, c'est envoyer des pulses de tension pour injecter des charges électriques dans la surface d'un matériau assez cool qui a justement comme propriété de retenir très longtemps lesdites charges. Vous voyez venir le truc, j'espère ! Il suffit alors de déposer une solution contenant des nanoparticules (genre 2nm de diamètre !) attirées par les zones chargées pour en faire un joli dessin. Les applications en sont nombreuses, puisqu'on peut ainsi déposer localement de façon bien contrôlée des nanostructures diverses et plus ou moins verticales. La micro-électronique est comme souvent dans ce domaine la première intéressée, mais les sciences du vivant sont rarement en reste (petite dédicace à Christophe Vieu ;P).
Mon boulot dans l'histoire, pour l'instant, a été de développer le nécessaire à la reproduction d'un dessin bitmap quelconque avec la pointe de l'AFM. Le code marche bien (en même temps, comment aurait-il pu en être autrement ? :D) et on a eu ainsi eu l'occasion de tester le procédé de dessin par injection de charges avec des images plus ou moins compliquées (ce qui a malheureusement fait ressortir pas mal de limitations dues à notre AFM). Pour l'instant on n'a pas fait de dépôt de nanoparticules sur nos motifs de charges : on observe directement ceux-ci à l'AFM en mode KFM, qui possède contrairement à la topographie par AFM une résolution limitée de l'ordre de 100 nm. Les traits ne peuvent du coup pas être très fins à petite échelle, mais on obtient quand même déjà de jolies images. Parmi ce qu'on a essayé de "nanodessiner" : le contour de la France, les logos INSA et Nanotech, le Pr Frink des Simpsons et Tux la mascotte Linux... tout ceci de tailles variées allant d'environ 3 à 15 µm pour une finesse de trait de 100nm au mieux, donc.

Ci-dessus, un exemple d'image faite bien avant mon arrivée, avec toutes les trajectoires calculées et écrites à la main. J'aurais aimé pouvoir montrer quelques jolies vues de ce qu'on a fait dernièrement, mais la chef veut pas que ça soit diffusé avant d'avoir sorti une publi dessus (la recherche est décidément un monde capitaliste sans pitié). Vous ne pourrez alors que vous incliner devant l'inéluctable nécessité de ces travaux, misérables GBA sceptiques ! Mouhaha.
Allez, zou, au lit. Il est tard, très tard, trop tard. Comme d'hab.

vendredi, juillet 4 2008

La mécanique quantique expliquée aux MIC (et autres AE), chapitre 2

Putain, c'est dur.
Non, vraiment. Je savais que j'aurai du mal à assurer un tel rythme, mais force est de constater que c'est plus dur pour moi que ce que j'imaginais. Je sors du labo assez tard, ça me laisse en général juste le temps de rentrer pour me poser 30 min sur mon PC (et éventuellement grailler) avant de filer pour une soirée jeux de société ou autre tentative de socialisation du même genre. Y a pas à dire : les chercheurs ont beau être des fonctionnaires aux horaires peu contraints, ils sont loin d'être les glandeurs que certains se plaisent à imaginer. On est très largement au-dessus des 35 heures, et ce avec des salaires clairement en-dessous du privé (où les ingénieurs sont loin de ne bosser que 35h/semaine aussi, bien évidemment).
Bref, revenons à nos moutons. Tiens, ça ferait un nom cool pour une pseudo-particule, ça, le mouton (après tout on a déjà le magnon, pseudo-particule associée au retard... haha que je suis drôle).
Physique quantique, donc. La dernière fois, nous avons vu comment l'état d'une particule est entièrement représenté par son ket et comment on pouvait mesurer une grandeur physique de cette particule simplement en appliquant à son ket l'opérateur associé. Je vais commencer par ajouter une petite notion, simple mais capitale, à ce panorama sur les opérateurs : le commutateur. Le commutateur de deux opérateurs est simplement défini comme la différence entre leur produit dans un sens et leur produit dans l'autre. En d'autres mots, l'ordre dans lequel on applique deux opérateurs est indifférent si leur commutateur est nul (on dit qu'ils commutent). La notion d'opérateurs qui commutent est importante, en effet il n'est possible de mesurer simultanément avec une précision illimitée que des opérateurs qui commutent. Dans le cas contraire, les précisions des deux mesures sont liées par la relation d'incertitude (indétermination est plus approprié) d'Heisenberg qui donne une valeur minimum au produit de leur écarts-types.
La grandeur qui va nous intéresser particulièrement aujourd'hui, c'est l'énergie E de notre particule. L'opérateur qui lui est associé s'appelle l'Hamiltonien H (avec un chapeau comme tous les opérateurs, mais j'peux pas le mettre, j'utilise donc le gras à la place) parce que l'appeler opérateur énergie aurait été trop simple. Cet Hamiltonien correspond à toute l'énergie de la particule, à savoir la somme de l'énergie cinétique et de l'énergie potentielle. L'énergie cinétique vous la connaissez bien, c'est 1/2.m.v² que l'on préférera ici écrire p²/2m (où p = m.v est l'impulsion alias quantité de mouvement). L'énergie potentielle dépend bien évidemment... des potentiels donc des forces auxquelles est soumise la particule : gravité pour une particule massique, électromagnétique pour une particule chargée, toussa. Elle prend donc une forme variable selon les interactions à considérer mais sera quasiment toujours fonction de la position de la particule, les potentiels étant rarement constants dans l'espace mais plutôt décroissants avec l'éloignement de ce qui les engendre (masse, charge électrique, ...). Selon le principe de correspondance, l'opérateur Hamiltonien s'écrira donc comme la somme de 1/2m fois l'opérateur impulsion P et d'un terme dépendant de l'opérateur position. Prenons l'exemple récurrent de l'oscillateur harmonique à 1 dimension : une particule est placée dans un puits de potentiel parabolique où son énergie potentielle vaut 1/2.m.ω².x², son Hamiltonien complet s'écrira donc H = Px²/2m + 1/2.m.ω².x² (où Px et x sont bien entendu respectivement l'opérateur impulsion selon l'axe x et l'opérateur position selon ce même axe).
Maintenant que l'Hamiltonien n'a plus de secret pour nous, intéressons-nous à l'évolution de nos particules ! Pour ceux qui suivent plus trop, au fond là (sisi, je vous vois bande de chenapans), c'est ici que les choses commencent pour de bon.
L'évolution au cours du temps d'un système quantique est décrite par la célèbre équation de Schrödinger, liant la dérivée d'un ket par rapport au temps à son Hamiltonien (flemme de mettre la formule exacte sans formatage adapté à des équations). Dans le cas d'un potentiel ne dépendant pas du temps, l'Hamiltonien ne dépend du coup pas non plus du temps et il existe des états stationnaires, des états d'équilibre représentés par des kets indépendants du temps (ce qui, attention, ne veut pas dire que la particule est immobile, oh que non !). En s'intéressant uniquement aux états stationnaires on peut écrire une version plus simple de l'équation de Schrödinger qui est en fait l'équation aux valeurs propres de l'Hamiltonien Hψ = Eψ dont les solutions (c'est-à-dire les kets propres de l'Hamiltonien) sont ces états stationnaires.
La résolution de cette équation de Schrödinger indépendante du temps permet de connaître les états d'équilibre d'une particule et l'énergie qui est associée à chacun d'entre eux : rien que ça nous donne déjà accès à énormément de résultats passionnants. L'électron gravitant autour de l'atome d'hydrogène, par exemple, se traite simplement avec ça : on peut ainsi calculer les différents niveaux d'énergie auxquels il peut se trouver (le calcul pour des atomes à plusieurs électrons devient tout de suite plus complexe et on approxime en général à partir du modèle hydrogénoïde). En résolvant l'équation de Schrödinger dans des domaines où le potentiel diffère et en appliquant quelques relations simples de continuité de la fonction d'onde, on peut expliquer l'effet tunnel (permettant à une particule de passer littéralement à travers une barrière de potentiel), la quantification de l'énergie dans un puits de potentiel et bien d'autres choses amusantes. En fait, il suffit de pas grand-chose à maîtriser pour savoir faire la moitié des calculs de l'UV de Nanophysique 2 !
Mon but n'étant pas de faire du calculatoire mais juste d'exposer des concepts et des principes, je crois que nous voilà à la fin de cette deuxième partie dans laquelle j'ai, une fois de plus, l'impression de n'avoir rien expliqué ! Mais bon, mine de rien, j'ai fait le tour de tout ce que j'avais mentalement coché comme "à aborder", donc peut-être n'y aura-t-il jamais de chapitre 3 :).
Contrairement à Grimoire, quoi qu'en diront les mauvaises langues.

dimanche, juin 29 2008

J'ai fini par penser à vos yeux

Et ouais, voilà, j'ai cédé. J'ai mis un thème lisible et extensible, utilisant une police claire et des textes étalés sur plus de 400px de large. Bon, forcément, du coup... tiens, je laisse Max le dire lui-même :

<Max> ça fait moins underground

Mais je suis certain que mon côté obscur saura s'en contenter. Et ouais, j'ai un côté très obscur, je suis rôliste quand même ! Parfois je m'enferme dans des caves avec d'autres êtres à la peau pâle pour égorger des poulets à la pleine lune (me demandez pas comment on voit la pleine lune du fond de notre cave, c'est mystique). Même que je me réjouis de l'annonce de la sortie de Diablo 3, ce jeu de satanistes. Sortie prévisible vers 2011, ouais, et alors ? Bref, voilà, un billet pour ne rien dire en fait (qui a parlé d'une sombre histoire de quota ?). Ah si, j'ai un peu enrichi les liens, là, sur le côté. Si vous avez encore du temps à perdre, n'hésitez pas à visiter les blogs d'Insaïens qui savent en faire des vrais, eux !

vendredi, juin 27 2008

La mécanique quantique expliquée aux MIC (et autres AE), chapitre 1

Allez hop, me voilà au pied du mur, obligé de tenir mon engagement. Histoire que ce blog serve à autre chose que portail pour accéder à mes webcomics préférés, en somme (que je vous invite à lire - tous ! - si c'est pas déjà fait, d'ailleurs).
Ce soir ("cette nuit", corrigeront les mauvaises langues) je continue dans la physique quantique avec une vulgarisation un peu moins vulgaire et un tantinet plus poussée. Requérant quelques bases d'algèbre linéaire, ce qui va suivre est particulièrement destiné à mes très chers amis matheux, informaticiens et autres automaticiens et électroniciens, qui restent souvent très perméables à cette belle Science. A l'INSA, bien que faisant partie du tronc commun ils n'ont pas pour cet enseignement les mêmes profs que nous autres, physiciens privilégiés : c'est donc parfois compréhensible que les UV de nanophysique les laissent de marbre. Charge à moi de changer ça !
Pour commencer, soyons conscients que la mécanique quantique s'applique aux systèmes de très petites dimensions (on n'appelle pas ça nanophysique pour rien). Les sujets d'étude sont donc le plus souvent des particules "basiques" : atomes, nucléons, électrons et autres (pseudo)particules en -on. Avant d'attaquer le traitement mathématique des phénomènes quantiques (même si je sais que vous n'attendez que ça, bande de tortionnaires de chiffres !), quelques ordres de grandeur pour bien appréhender l'aspect physique de la chose :

  • masse d'un nucléon (proton ou neutron) : environ 1,26x10^-27 kg
  • masse d'un électron : environ 9,1x10^-31 kg, soit presque 2000 fois moins
  • distance entre atomes dans un métal (cristal) : 10^-10 m, et encore c'est "que du vide"

Et maintenant, les calculs ! En même temps que les concepts globaux tels qu'abordés dans notre UV commune Nanophysique 2, je vais essayer d'introduire directement le formalisme de Dirac que nous avons la joie de voir en UV Physique quantique (et pas vous, niârk niârk). En vérité, je trouve que cette approche purement calculatoire des phénomènes quantiques est l'une des (sinon la) plus belles applications de l'algèbre linéaire. Vous verrez comme des concepts tels que les valeurs propres prennent un tout autre sens après ça ! Gardez en tête que si la présentation s'appuie sur du formalisme pur et en extrapole des résultats physiques souvent contre-intuitifs, ils sont tous entièrement vérifiés. C'est bel et bien ce formalisme qui a été construit à partir des observations, comme toujours en physique...
En physique quantique, on représente l'état dynamique d'une particule par un vecteur qu'on appelle ket (histoire de pas faire comme les autres et d'empêcher même les mathématiciens de comprendre notre formalisme) constituant formellement une généralisation du concept de fonction d'onde. J'utiliserai donc les deux termes de façon interchangeable, mais "ket" est quand même sacrément plus court. J'ai parlé d'état dynamique : le ket dépend du temps et évolue en fonction de celui-ci. Les cas particuliers où il n'évolue pas dans le temps sont très logiquement appelés états stationnaires, ce sont à eux qu'on s'intéresse en Nanophysique 2. Mais attention ! Que le ket soit fixe dans le temps ne signifie pas que la particule qu'il décrit est immobile. En effet, en mécanique quantique les particules ne sont pas complétement localisées (et leur vitesse n'est pas non plus entièrement définie). Comme nous le verrons par la suite, la probabilité de présence de la particule en un point est justement égale au carré du module de sa fonction d'onde, ce qui donne à cette dernière un sens physique un peu plus "palpable".
Le ket contient toute l'information sur l'état du système, mais celle-ci n'est bien évidemment pas directement accessible. Ce qui nous intéresse est le résultat d'une mesure effectuée sur ce système, qui peut porter sur la position ou la vitesse dans une des 3 dimensions, l'énergie totale, le moment cinétique, etc. A chacune de ces grandeurs physiques sont associés des opérateurs appelés observables : c'est le principe de correspondance. Pour obtenir le résultat d'une mesure sur un système, on applique simplement l'observable qui va bien à son ket. Bien sûr, l'issue de cette mesure n'est pas parfaitement déterminée sous la forme d'une valeur unique, sans quoi tout serait à la fois trop simple et absolument pas drôle ! En fait, les résultats possibles sont tout simplement... les valeurs propres de l'observable. Oui, miam, de l'algèbre linéaire ! Je vois vos yeux pétiller. Et ce n'est que le début !
Comme chacun d'entre vous le sait, à chacune des valeurs propres correspond un vecteur propre (qu'on appelle bien sûr ket propre dans notre contexte). Ce ket propre représente un état propre de l'observable : un état dans lequel le résultat de la mesure est parfaitement déterminé (à savoir la valeur propre associée à ce ket propre, pour ceux qui suivent). Dans le cas général, cependant, le système n'est pas dans un état propre de l'observable, ce qui fait que le résultat de la mesure est non pas déterminé, mais probabiliste. On l'a vu, les valeurs possibles sont les différentes valeurs propres de l'observable. Mais quelle est la probabilité associée à chacune ? Facile ! Il suffit de décomposer le ket du système sur la base formée par les kets propres de notre observable. Le carré de la composante selon chacun de ces kets propres donne la probabilité de trouver la valeur propre associée comme résultat de la mesure.
Avant d'effectuer la mesure pour de bon, donc, impossible de prédire quel en sera le résultat (sauf si l'état de la particule est un état propre, on l'a vu). Mais ce qui est vraiment fort, c'est qu'une fois le résultat de la mesure connu, on connaît l'état de la particule : son ket est le ket propre associé au résultat de la mesure. La mesure a levé l'incertitude sur l'état de la particule. Avant la mesure, le système était vraiment dans un état indéfini : ce n'est pas juste que nous l'ignorions mais bel et bien qu'il n'était pas fixé, dans une superposition de tous les états propres possibles. On peut répéter la mesure autant de fois qu'on le souhaite par la suite : on trouvera désormais toujours la même valeur, le système ayant été fixé dans un état défini. Le simple fait d'effectuer la mesure a donc modifié/perturbé le système. C'est un des concepts fondamentaux en physique quantique, absolument pas intuitif mais mis en évidence de façon terriblement efficace (lalilalalila) par le formalisme mathématique utilisé. Vous avez peut-être entendu parler du chat de Schrödinger ? Ben c'est ça. Le pauvre chat est enfermé dans une boîte où un dispositif de mise à mort est actionné par un phénomène quantique purement probabiliste, tel que la désintégration d'un noyau radioactif. L'état (désintégré ou non) de ce noyau, donc l'état (mort ou non) du pauvre chat est inconnu tant qu'on n'a pas effectué la mesure, à savoir ouvert la boîte. Tant que celle-ci reste fermée, le chat n'est ni mort, ni vivant, mais les deux à la fois ! Assez étrange, avouons-le. Bon, cette analogie est bien évidemment invalide, puisque le dispositif déclenché par la désintégration constitue en lui-même une mesure du système. L'incertitude n'existe qu'au niveau quantique et ne peut pas en être "extraite" sans être irrémédiablement détruite par l'observation (même en la cachant dans une boîte !). Mais tout de même, ça montre à quel point tout ces concepts sont dérangeants pour l'esprit.
Il est possible que plusieurs kets propres soient associés à la même valeur propre (multiplicité > 1, comme dirrrraient les matheux) : cette valeur propre est dite dégénérée. Dans ce cas, la mesure ne déterminera pas entièrement l'état de la particule si elle donne cette valeur dégénérée. Son ket est encore une combinaison linéaire (superposition) des différents kets propres associés à la valeur. Pour déterminer plus avant son état, il faut mesurer une autre grandeur dont ces kets ne sont pas associés à la même valeur dégénérée. Avec un groupe bien choisi d'observables on peut ainsi entièrement déterminer l'état d'une particule, ce genre de processus étant à la base de trucs cool comme la cryptographie quantique. J'ai toujours trouvé ça trop classe d'avoir dans son rack un "concentrateur VPN à cryptage quantique". Bon, c'est pas tout ça mais il est très tard et demain j'dois me lever pour aller au labo. Ah ouais, parce que je fais un stage dans l'équipe Nanotech du Laboratoire de Physique et Chimie des Nano-Objets. S'il-vous-plaît :D

mardi, juin 24 2008

I'll be back

Héhé... plus de 3 mois sans écrire. C'était prévisible et même prévu, mais je dois avouer que lâcher l'affaire aussi tôt m'attristait trop pour m'en contenter.
Si la principale raison d'absence de billets est le manque de l'habituelle inspiration soudaine, à l'origine de mes déblatérations précédentes, je dois avouer que les occupations de la vraie-vie-qu'on-peut-la-toucher n'y sont pas non plus étrangères. Ces 3 mois furent long et intenses, mon année s'est finie en apothéose la semaine dernière avec 4 exams en 3 jours de folie (physique statistique, capteurs, physique quantique, thermodynamique...hic).
Bref, me voilà donc l'esprit libre et le coeur léger. Je compte bien en profiter pour me rattraper quelque peu : j'ai en tête un certain stock d'idées pouvant servir de germes à de nouvelles logorrhées. Je vais donc tenter, autant que possible, de poster au moins un billet tous les 2 jours environ. Oui, j'ai bien dit au moins 3 par semaine ! Voilà qui est fait.
Et maintenant, au lit.

dimanche, mars 16 2008

La physique quantique, c'est fantastique

Après plus d'un mois de non-activité pour des raisons déjà exposées longuement, voici sous la pression insoutenable des foules en délire un nouveau billet ! J'en ai eu l'idée hier en faisant mes courses à Car***our (assez de pub éhontée dans ce blog), c'est dire à quel point certains lieux sont parfois porteurs d'inspiration de façon très inattendue.
Quoique, quand j'y pense, c'est pas si inhabituel que ça... La légende raconte bien que c'est assis sous un pommier que Newton a eu l'illumination de la gravité, non ? Quant à Archimède, c'est carrément de son bain qu'il a jailli tel un dément, s'écriant "Eurêka" en comprenant le fonctionnement de la poussée éponyme. Bon, je délire peut-être un poil, là.
Le titre du billet aura vendu la mèche, mon concept porte, lui, sur la mécanique quantique. Aaah, la physique quantique, quel domaine merveilleux... J'en mange une quantité certaine en ce moment, aux côtés d'autres joyeusetés en hic qui feraient presque passer mon emploi du temps pour des divagations éthyliques (physhic des matériaux, nanophyshic, physhic statisthic, thermodynamhic, ...).
La mécanique quantique, c'est le chef-d'œuvre de la physique du XX° siècle, l'aboutissement des efforts conjugués de dizaines d'esprits parmi les plus brillants de leur époque. Suffit de regarder une photo d'un des congrès Solvay, qui dans les années 10-20 réunissaient régulièrement tout ce beau monde, pour comprendre la chose. La couverture de mon poly de Nanophysique 2 arbore d'ailleurs fièrement la photo du 5ème congrès, le plus célèbre, qui se déroula en 1927 sur le thème "Electrons et photons". Je crois que je ne peux pas résister à la tentation de la mettre ici :).
Les spécialistes reconnaîtront entre autres Marie Curie (la seule femme), Einstein, Schrödinger, Bohr, Heisenberg, Dirac, Bragg, Pauli, de Broglie, Planck, Lorentz, ...
Sur les 21 participants, 17 ont reçu un prix Nobel (Marie Curie en a même eu 2, hourra pour les féministes :p). Presque chacun d'entre eux a donné son nom à un principe, un théorème ou une constante fondamentale de la physique quantique. Bref, je crois qu'il n'y a pas besoin d'insister plus : la mécanique quantique, c'est LE pilier de la physique moderne.
Après cette brève (ou pas) introduction, retour à nos moutons. Parce qu'avec ça, j'ai toujours pas (mais alors pas du tout) expliqué ce que c'était que ce truc barbare. Les descriptions de la physique quantique sont à l'échelle des particules composant l'atome (neutrons, protons et électrons). Un univers pas évident à observer (c'est cependant loin d'être impossible, je sais pas si beaucoup de gens réalisent que la technologie actuelle est capable avec un appareil pas très gros de cartographier des surfaces en faisant apparaître le relief de chaque atome). Mais de nombreuses propriétés quantiques se traduisent par des phénomènes macroscopiques bien plus facilement observables, eux : il est important de comprendre que la théorie quantique est plus que vérifiée et exploitée dans toutes sortes d'appareils de notre vie quotidienne. Si je prends toutes ces précautions en l'abordant, c'est parce qu'elle est extrêmement difficile à accepter. Les résultats qu'elle donne sont issus de calculs basés sur un formalisme mathématique parachuté et donc pas possible à suivre intuitivement. Pour expliquer conceptuellement ces résultats, on fait typiquement l'analogie avec la mécanique classique (principalement notre ami Newton et sa gravitation qui fait tomber les objets vers le bas)... mais là où c'est dur à avaler, c'est que les prévisions ne correspondent justement pas du tout à celles que donneraient les lois de la physique classique.
En mécanique quantique, tout est affaire d'énergie, de potentiel. Dans l'analogique classique, ça correspond à l'énergie potentielle de la gravité, directement liée à l'altitude : une particule évoluant dans un champ d'énergie potentielle est donc représentée comme une boule roulant sur un relief plus ou moins accidenté. Dans un puits de potentiel, la particule "classique" tombe au fond ? Et bien en mécanique quantique non : il y a des niveaux d'énergie bien précis (équivalents à des altitudes) auxquels la particule va pouvoir se trouver, mais ils sont tous au-dessus du fond du puits. Quand elle rencontre une barrière de potentiel (une montagne) la particule classique se retrouve bloquée ? La physique quantique prévoit le célèbre effet tunnel qui donne aux particules une chance de passer à travers, comme si de rien était. Ca me conduit à évoquer une autre caractéristique quantique fondamentale : cette physique n'est pas déterministe mais purement probabiliste. On ne peut pas, par essence, connaître toutes les informations sur une particule : on peut seulement donner des probabilités qu'elle se trouve dans tel ou tel état.
On voit bien maintenant que la mécanique quantique est très dérangeante pour l'esprit, ainsi que méchamment incompatible avec la description classique. Niels Bohr a dit "If quantum mechanics hasn't profoundly shocked you, you haven't understood it yet." et je ne peux que l'approuver (moi elle me choque beaucoup mais je pense pas pouvoir me targuer de l'avoir comprise encore :D). C'est ce qui m'a mené à la petite réflexion à l'origine de ce billet (qui comme d'habitude aurait dû être ridiculement court et a je ne sais comment pris des proportions ridiculement épiques, me dévorant un temps ridiculement important) : et si la physique quantique n'était qu'un bug ?
Finalement, les phénomènes quantiques ne s'expriment qu'à très petite échelle et semblent aller à contre-courant des grandes lois habituelles qui régissent le monde dans lequel nous vivons. Alors si, en fait, les développeurs de l'Univers avaient tout simplement eu la flemme de corriger des petits bugs à peine remarquables au premier abord ? "Bah, c'est beaucoup trop petit, ils n'iront jamais chercher là de toute façon" fut leur plus grande erreur lorsqu'ils remarquèrent ces légers glitches, bien compréhensibles d'ailleurs au vu de la taille hallucinante qu'on peut aisément attribuer au code de l'Univers. Comme quoi, l'Homme est décidément surprenant, même pour ses développeurs.
Voilà ! Je suis complètement athée, apparemment sain d'esprit, je ne suis pas persuadé que Matrix est la réalité (bien que j'en ai trouvé le concept extrêmement intéressant vous l'aurez compris), mais cette idée amusante m'a paru mériter un billet, occasion au passage de continuer sur ma lancée de pseudo-vulgarisation qui me satisfait à vrai dire assez peu.
Allez, et pour se quitter, une petite question ouverte : mais en quel langage a été codé l'Univers ? ;)

mardi, février 12 2008

Déballage de vieilles excuses toutes moisies (et autres pubs honteuses)

Ouais, je sais. Ca fait 3 semaines que j'ai rien écrit. Mais j'vais pas m'étaler pour vous rappeller que je fais ce que je veux si je veux. C'est juste que je suis over-trop-méga-relativement pas mal débordé en ce moment. Parce que bon, genre, dans 1 mois c'est Grimoire, la convention fantastique qu'elle est trop bien même que je donne son URL pour faire de la pub : http://grimoire-toulouse.org. Oui monsieur, moins d'un mois avant l'Apocalypse, va falloir commencer à stocker les conserves (comme Will Smith, tout-à-fait).
Allez, même que je vais faire plus de pub encore :

(l'image était à l'origine liée directement depuis chez nessie parce que je suis trop un fainéant pour redimensionner l'immense bannière du site qui rentrait encore moins dans le vieux thème étriqué soigneusement étudié pour vous faire mal aux yeux, donc merci infiniment nessie on t'aime tous \o/)

Bon, le message a dû passer. Voilà mais c'est pas tout : le mois d'après c'est l'INSLAN (pour les non-Insaïens, vous ne rêvez pas : c'est bien un nom rigolo et foireux pour désigner la LAN de l'année sur l'école, même que forcément c'est moi qui l'organise :/). INSLAN qui aurait dû avoir lieu il y a 10 jours si ces, euh.... gredins (notons comme je reste courtois) de l'administration ne m'avaient pas piqué la salle pour une sombre histoire de journées portes ouvertes. Du coup tout est à refaire.

Mais c'est pas tout ! Le mois d'après c'est la coupe de France de robotique. Et forcément j'en suis aussi. Et là y a encore beaucoup de boulot en perspective. Genre, euh, on vient de commencer à assembler la base roulante ce matin quoi. Certes, je suis pas mécano : mon boulot c'est de l'élec et de l'info mais on a là aussi encore plein de choses à faire... Plus qu'en méca en fait :\.

Bon, et puis avec ça il s'agit quand même d'aller un peu en cours de temps en temps (mais attention la physique des matériaux c'est comme l'alcool, faut consommer avec modération). Histoire d'assurer le second semestre aussi brillamment que le fut le premier (sans prétention ni modestie, comme dirait une certaine déesse °D). Voilà voilà, c'étaient mes excuses bidon pour rien écrire saupoudrées de pub subtile; je rends l'antenne, à vous les studios.

mercredi, janvier 23 2008

Informatique et ésotérisme

Tout d'abord, si ce billet est trop court et/ou inintéressant, sache que je ne me rabaisserai même pas à te demander de bien vouloir m'en excuser, lecteur. Je suis un gros fainéant, j'écris quasiment jamais et le plus souvent de la merde, mais ici c'est chez moi (sisi, c'est écrit là-haut, regarde bien). En vertu de quoi, et selon les lois de la propriété privée (bien que n'étant point juriste - loin de moi l'idée de vouloir le devenir !), j'y fais ce que je veux. Nah.
Ce petit rappel était bien entendu destiné à... certaines personnes. Je sais, ma cadence de publication de billets est à leurs attentes ce que la fréquence de coupure d'un relais triphasé est à celle d'un MOSFET gravé en 45nm (c'est-à-dire pas grand-chose pour ceux qui suivent pas au fond, mais où qu'ils se croient ?). Et oui, je viens de mi-foirer mon exam de semiconducteurs, oui j'ai encore un peu la rage, oui ça se sent. Donc je le clame haut et fort : ici c'est pas Nioutaik, le billet drôle quotidien n'est pas mon ambition (je sais garder mes ambitions à la hauteur de mes moyens, on dira). Voilà, maintenant j'ai bien meublé avec une intro hors-sujet (OK, ça c'est très Nioutaik par contre).

L'informatique est vue par beaucoup comme quelque chose de mystique, d'ésotérique. Et je dois dire qu'ils ont pas tout-à-fait tort ! Moi-même, j'ai grandi là-dedans à défaut d'y être complétement né (mon petit frère - coucou Nico - est né avec un clavier sur les genoux, lui, il hérite donc de tous les défauts de son frangin... mais 7 ans en avance - lis Jules Verne au lieu de jouer à Dofus bon sang !). On peut me considérer comme un initié (presque un gourou en fait... dans une école d'ingénieurs, ça craint !), et pourtant certaines choses me dépassent encore. Je pourrais citer les fameux "bugs mystiques" si chers à Lukas, ces foirages incompréhensibles des programmes sur les microcontrôleurs des cartes électroniques du club robot. Mais moi qui touche pas trop aux PIC (je préfère le bon vieux C/C++ sur PC à cette horreur de C aux conventions massacrées que nous inflige Microchip), ça me fait marrer et ça me donne une occasion de le basher ;).
Non, ce qui m'a scié dernièrement, c'est Comète et Météore, les serveurs de jeu du club informatique (jolis noms d'ailleurs, hein ? normal, ils sont de moi). Commandés en pièces détachées sur un obscur site de vente en ligne, je les ai reçus et montés fin novembre. Et là, problème. J'ai beau tout vérifier, tout essayer, aucun des 2 ne démarre. Pas même un bip du BIOS. Bon. Je met ça de côté pendant un moment. La semaine dernière, je me décide enfin à me bouger et contacter la SAV. Ils me demandent de tester avec d'autres barrettes de RAM avant de faire un retour sous garantie : je ressors donc les machines de leurs cartons, et là... elles marchent. Du premier coup, sans rien toucher. Je n'ai toujours pas compris ce qui a changé, mais l'essentiel est qu'ils marchent maintenant. Me contenter ainsi de cet état de fait, c'est vrai, ça montre bien que quelque part l'informatique reste mystique :p.
Voilà pour l'anecdote débile (et dont tout le monde se fout) qui a inspiré ce billet, venons-en maintenant à la traditionnelle approche philosophico-scientifique débile (et dont pas mal de monde se fout).
Je ne pense pas que l'être humain ait réalisé quelque chose d'autre qui soit aussi complexe qu'un programme moderne. Ses milliers de lignes de code (écrites par toute une équipe) tournent sur un OS dont le seul kernel fait bien un million de lignes, grâce à un nombre incalculable d'appels système de plus ou moins bas niveau. Et tout ça s'exécute sur un processeur au design compliqué au-delà de l'imaginable (surtout les architectures modernes à base de multicoeur, de jeux d'instructions optimisés, d'HyperThreading et autres FSB quad-pumped). Architecture logique elle-même réalisée matériellement par des centaines de millions de transistors MOSFET (oui, je vous ai dit que ça allait me trotter en tête un moment ces choses-là :D) d'une largeur de grille de quelques dizaines de nanomètres (pour fixer l'ordre de grandeur dans l'esprit des profanes, ça tape dans la centaine d'atomes) dont la qualité de la réalisation technique en série me laisse toujours rêveur (et pourtant la microélectronique commence à m'être vaguement familière ^_^). Enfin bref, un nombre absolument incroyable de niveaux d'abstractions et de disciplines différentes sont mises en oeuvre pour arriver à ce que nous utilisons au quotidien sur notre ordinateur : personne ne peut appréhender cette complexité dans son ensemble. C'est donc plutôt le fait que ça marche en temps normal que je trouve impressionnant ! Je pense pouvoir considérer à juste titre cela comme le plus grand aboutissement scientifique, technique et social de l'Humanité.
Et pour conclure, je citerai ma (fort charmante et très sympathique) voisine : "Et en plus ça marche ( tu vas me faire croire que parfois l'informatique , ça peut marcher ;) )".

PS> Je sais : j'use et abuse des parenthèses. J'en supprime déjà un paquet à la relecture. Faudra faire avec celles qui restent.

lundi, janvier 14 2008

Wikipédia, le big bang du savoir universel

Z'avez vu cet intitulé de billet qui claque ? Et ouais, tel les journalistes de Science&Vie, j'aime les titres qui envoient la sauce. Même et surtout quand c'est pour pas grand-chose derrière... (si vous percevez une légère déception de ma part vis-à-vis de ce magazine, c'est normal).

Enfin bref. J'ai passé ce week-end à bosser (enfin, bosser... une légère émulsion de travail diluée dans pas mal de glande, quoi) sur un dossier à rendre aujourd'hui dans le cadre du module d'ouverture "Parlez-moi d'astrophysique". Il était prévu depuis... oh, je dirais bien début octobre. Rien de très étonnant en soit : on a beau dire, tous les étudiants fonctionnent pareil. La motivation à remplir une échéance évolue, telles les forces d'interaction physique, en 1/r² (bien sûr, ici r n'est pas la distance entre les objets mais la distance temporelle à l'échéance).

Enfin bref. Le sujet du dossier ? Le Big Bang. Aha, vous commencez à entrevoir le torrent d'inspiration super-originale qui a mené au titre de cette peu passionnante logorrhée, hein ? Bon, le Big Bang. Un modèle assez cool, en fait. Mais plutôt mal appréhendé par l'opinion publique. Moi y compris, avant que je me penche sérieusement dessus à l'occasion de ce module d'astro. Faut dire qu'une singularité aussi - hum - singulière, avec ce concept d'espace qui s'étire et s'agrandit dans lui-même sans cesse depuis, c'est pas franchement évident à assimiler. Y a certainement matière à vulgariser ça un peu plus, il me semble par exemple que ce n'est au programme ni du collège, ni du lycée. Certes, il y a tellement que j'aimerais avoir vues au lycée...

Enfin bref. De quoi voulais-je parler ? Ah oui, Wikipédia. Bon. Aimant bien faire les choses, j'ai naturellement évité le classique copier-coller de Wikipédia. Faut pas croire, y en a encore qui le tentent... Y compris dans le supérieur. Ca fait un peu froid dans le dos, des fois, quand on y pense. Et le pire c'est que cette mentalité se retrouve même dans la recherche, ça fait d'ailleurs régulièrement un petit scandale quand on découvre une publication bidon. Pour racler quelques crédits, des chercheurs vont jusqu'à publier un papier repompé d'ailleurs (voire complétement pipeau !). J'ai un peu envie de dire que c'est là où mène la culture du résultat, mais ça serait peut-être un peu opportuniste de dériver ainsi. C'est vrai que je pourrais me mettre à cracher sur le dos de la privatisation de la recherche fondamentale, ce genre de choses. Mais ça ne me ressemble pas, hein ?

Enfin bref. Wow, j'avoue m'impressionner moi-même. J'avais pas prévu autant de paragraphes de digression à l'origine. Revenons-en à Wikipédia pour de bon. Au fait, c'est quoi Wikipédia ? J'avoue ne pas trop voir l'utilité de faire sa présentation, tellement l'Encyclopédie Libre et universelle est maintenant devenu un pilier, un monument incontournable du net. Disons en bref qu'en moins de 5 ans, elle est passée du statut de projet inconnu à celui de site parmi les plus visités (et certainement cités) au monde. Comme on le voit ici, la croissance fut proprement exponentielle (tiens, revoilà notre chère amie l'exponentielle, quand on parle du loup !). Quelque part ça fait drôle de se le dire, mais mon frangin (de 7 ans mon cadet) n'a pas vraiment connu internet sans elle... Bon sang, quand je serai vieux, je pourrai même dire à mes petits-enfants (enfin, si l'humanité survit jusqu'ici) "et oui, j'ai vécu les débuts de Wikipédia".
J'ai donc utilisé Wikipédia comme une source importante de renseignements pour mon dossier. Et c'est ça que je voulais faire à l'origine dans ce billet (enfin, entre autres, je crois, j'me suis tellement égaré depuis :P), militer un peu en sa faveur dans le cadre d'un travail sérieux. J'ai d'ailleurs bien failli mettre un pamphlet militant tout à son honneur dans la bibliographie, puis je me suis dit que ça passerait mal donc voici peu ou prou la chose sous forme de ce billet. Pour moi, Wikipédia est utilisable sans problème pour préparer un travail documentaire du type de celui qu'on a fait sur le Big Bang, tant qu'on s'y prend correctement. Ca veut dire multiplier les sources en croisant les infos issues de Wikipédia avec celles venant d'ailleurs et ne pas hésiter à faire ce type de recoupements au sein même de Wikipédia. Plusieurs articles évoquent souvent la même chose, abordant un sujet commun sous deux angles différents, avec des contributeurs différents. Mais le plus important : faire appel à son esprit critique. C'est toujours valable, pour toute source d'information, y compris celles considérées comme sûres : il ne faut pas accepter aveuglément un énoncé sans utiliser un minimum de bon sens. Autant il est compréhensible que ceci soit difficile pour un novice complet dans un domaine qui voudrait se renseigner à ce sujet sur Wikipédia, autant c'est quasi-systématiquement possible - donc indispensable - pour un étudiant qui se documente. Vérifier la cohérence, les ordres de grandeurs, les dimensions, être critique face aux données, voilà au moins une chose que la formation d'ingénieur physicien m'aura inculqué (à défaut d'être capable d'indexer des diagrammes de diffraction de Laue en guise de jeu de société du soir). C'est pourquoi j'estime qu'une production scolaire de qualité basée sur Wikipédia est d'une valeur au moins aussi grande qu'une autre qui se contenterait de tirer ses informations d'une revue spécialisée trouvée à la bibliothèque...
Quoi qu'on en dise, dans le domaine qui me concerne scolairement du moins (et je suis conscient du biais que ça induit, toute l'encyclopédie n'étant pas aussi développée que le portail Physique) la qualité des articles de Wikipédia est d'un niveau bien au-delà de l'acceptable et bien souvent parmi ce qu'on trouve de mieux sur Internet. J'ai de plus vu sur un des articles d'astrophysique un bandeau de validation par un expert du sujet concerné : une excellente idée à mon avis, qui sera peut-être en mesure d'atténuer sensiblement les réticences des milieux universitaires vieux jeu vis-à-vis de la fiabilité du contenu. Réticences tout-à-fait compréhensibles de leur part, mais je suis curieux de savoir ce qu'il en sera dans 30 ou 40 ans, quand nous, la génération Wikipédia, serons à la place de nos profs.
Tiens, pour conclure ce billet hautement inutile, voici un néologisme que j'ai forgé je-ne-sais comment : wikiroaming. Kézako ? Et bien, une activité qu'il m'arrive régulièrement de pratiquer comme j'imagine tout wikipédien un tant soit peu curieux : partant d'un article consulté pour une raison X ou Y, un lien vers un autre article attire particulièrement mon attention. Je l'ouvre dans un autre onglet histoire d'y jeter un coup d'œil rapidement à la fin de celui en cours. Et ainsi de suite jusqu'à avoir passé parfois plus d'une heure à dévorer des dizaines d'articles sur des thèmes finissant complètement à l'opposé du sujet initial. Je viens par exemple d'y sacrifier une bonne demi-heure de sommeil pendant la rédaction de ce billet (qui m'a lui-même privé d'une bonne autre demi-heure). Très dangereux, en fait, le wikiroaming. Rassurez-moi, ça vous arrive aussi ?
{Edit très très longtemps après : j'suis tombé par hasard sur un xkcd décrivant parfaitement le wikiroaming, ça fait plaisir de pouvoir mettre des mots... enfin des images sur ces maux :D}

vendredi, janvier 4 2008

Les petits miracles calculatoires de la nature

L'autre jour, en TP d'analyse numérique (on a des TP super avec des lasers et des pompes à vides et des microscopes électroniques et tout, mais ne vous y faites pas piéger : ce TP-là consiste en du bricolage de C très crade dans une salle du sous-sol), on a étudié le mouvement d'un pendule (un bras de masse négligeable avec un poids au bout, le tout qui oscille, un pendule quoi). Ouais ouais, ça peut paraître tout con, mais c'est déjà bien la merde de résoudre l'équation du mouvement d'un pendule. 'fin bref, là n'est pas la question. Voici plutôt maintenant la raison et l'intérêt (ou pas) de ce billet...

Un pendule dont le bras fait 1 m de long (quelque soit la masse du poids au bout du bras) bat quasi-exactement en 1 seconde. Fichtre alors, c'est trop beau. Une telle harmonie des nombres, l'unité de la longueur engendrant l'unité de la demi-période d'oscillation ! J'ai donc réfléchi 2 minutes au pourquoi du comment. Et là, oh miracle. Magie de la physique, je remarque (comment avais-je pu ne pas le remarquer avant) que ça vient tout simplement du fait que π² ≈ g. Ouais ouais, rien de moins. Du coup, la pulsation de l'oscillation étant la racine carrée de g/L, avec L = 1 mètre on a une pulsation d'environ π. Or par définition une pulsation de π correspond à une période (aller-retour) de 2 s, soit des battements d'une seconde. En fait, on prend couramment 9,81 m/s² pour g (l'accélération de la pesanteur sur Terre, pour les n00bs) or avec 3,14 pour π (arrondi usuel également et je ne vous ferai pas l'insulte d'expliquer ce qu'est π) on a π² ≈ 9,86. Soit une différence de l'ordre de 0,5% ! Ce qui donne des battements d'environ 1,002 secondes. Est-ce pur hasard que ces 2 constantes s'ajustent si bien dans l'équation du mouvement du pendule simple, fournissant ainsi un moyen facile de mesurer le temps avec une précision tout-à-fait satisfaisante ? Et bien, ma foi, oui. C'est juste beau, à défaut de magique. Ouais, il en faut peu pour émouvoir un scientifique, hein ?

Allez, un autre petit exemple tellement simple pour la route : le triplet pythagoricien (3, 4, 5). En fait un nom bien barbare pour dire que 3² + 4² = 5². C'est-à-dire qu'un triangle dont les côtés seraient de ces longueurs obéit au théorème de Pythagore. C'est-à-dire que c'est un triangle rectangle : les côtés 3 et 4 forment un angle droit. Chose bien connue des maçons sous le nom de "règle du 3 4 5", qui permet de faire des angles bien droits (ô combien précieux dans le bâtiment) à partir d'un simple bout de ficelle gradué. Bien sûr, (3, 4, 5) est loin d'être le seul triplet pythagoricien. Mais le fait que ce soit une suite de 3 entiers si petits et consécutifs m'a toujours un peu émerveillé. Bon, depuis j'ai appris à moins apprécier les maths, mais ceci est une autre histoire :)

vendredi, décembre 28 2007

J'l'avais bien dit

Haha ! Alors, qui c'est le plus fort ? Je savais bien que jamais, jamais, je réussirai à me motiver assez, ne serait-ce que pour tenir un blog décemment à jour. C'est pas faute de choses à dire, j'ai eu plein de concepts de billets depuis un mois... mais aucun n'a franchi toutes les Portes de la Flemme jusqu'à mes doigts. Incorrigible feignasse que je suis.

vendredi, novembre 30 2007

De la réussite d'un événement : étude théorico-empirique comparative du succès de manifestations lambda

En tant qu'étudiant de plus en plus impliqué dans l'associatif et l'événementiel sur mon campus (organisateur-chef de l'INSLAN IV, responsable Magic de Grimoire II et autres activités de plusieurs clubs), je suis pas mal confronté à une problématique majeure dans ce domaine : la fréquentation et le succès d'un événement.
Quand on organise quelque chose, surtout quelque chose de nouveau, c'est très difficile d'estimer cette fréquentation. Difficile donc d'adapter la communication, de dimensionner la logistique, etc. Mon dernier billet sur le TGS en est un très bon exemple : la manif avait de l'ambition mais l'affluence a été bien supérieure à ce qui était prévu, la salle débordait et les moyens déployés se sont révélés insuffisants pour satisfaire tout ce peuple. Quand ça va dans ce sens, finalement, c'est bon signe. Les organisateurs savent que l'événement a son public, que la communication a été bien faite et que l'année prochaine, il faudra faire pareil... en plus grand, pour le bonheur de tous.
Grimoire en était l'an dernier lui aussi à sa première édition et fut ce qu'on peut qualifier de franc succès. Bien joué de la part de l'équipe d'orga (et non, je dis pas ça parce que ce sont tous des potes... enfin, pas uniquement à cause de ça ^^'), il fut même bénéficiaire ! Pour la deuxième édition on a maintenant des bases solides sur lesquelles bâtir nos budgets et prévisions du nombre de visiteurs. Je ne m'en fais donc pas trop à ce sujet... Un peu pareil pour l'INSLAN : entre la pub d'enfer qu'on a prévu pour cette IVème édition, le monde attiré par les nouveaux tournois (notamment PES - Dieu que ça me fait mal de proposer ce jeu pourtant :D) et la base de gamerz fidèles, je sais que ça sera forcément pas un flop. Ca me fait penser qu'il faut commencer la pub, tiens.
Cependant j'ai eu l'occasion de voir pas mal d'échecs plus ou moins relatifs de manifestations sur l'INSA. C'est d'ailleurs le dernier en date qui m'a poussé à écrire à ce sujet. Je passerai rapidement sur des choses comme le FETAR (Festival Etudiant de Théâtre et d'Art de Rue) qui depuis 2 ans subit des aléas climatiques malheureusement fatals à la plupart des représentations prévues. Simple évocation également du Festival Tout Court organisé pour la première fois assez récemment sur l'INSA, qui fut apparemment peu fréquenté mais tout de même bien apprécié et devrait donc connaître une seconde édition espérons-le plus médiatisée.
Je citais donc comme "déclencheur" de ce billet le dernier flop en date. Dernier en date puisque normalement même pas terminé à l'heure qu'il est. En effet, l'équipe sortante de l'Amicale a voulu organiser ce soir un concert bien sympa, une sorte de truc d'adieu. La com' a été faite environ une semaine avant, dans un style un peu à l'arrache qui m'a personnellement donné l'impression d'un événement pépère avec que des groupes Insaïens (une discussion avec un camarade membre d'un des dits groupes ayant d'ailleurs confirmé le caractère assez "arrachique" de la chose). Mais voilà, une fois sur place, j'ai réalisé qu'ils avaient visé l'envergure du dessus... vigiles, sponso par une marque de cidre (pardon, "Apple Cider", sounds way better), gros groupes (Bonobos, Dièses), ça a coûté bonbon tout ça, ce qui explique le prix d'entrée assez élevé de 5€. Pour un concert pareil, je crois que la publicité a été largement insuffisante et les 2h (oui, DEUX HEURES !) de retard ont dû l'achever : on peut sans trop d'atermoiments considérer celui-ci comme un gros échec. En fait, je doute qu'ils réussissent à rembourser plus de 10% de la somme investie. Ce qui n'est tout de même pas loin du catastrophique, pour moi.
Là se posent des questions, cruciales à mon sens. Pourquoi ? Etait-ce prévisible ? Alors oui bien sûr, il y a les raisons potentielles que j'ai avancées, mais quand même... Des groupes connus et appréciés comme ça auraient dû attirer plus de 10 ou 15 personnes, non ? Franchement, je sais pas. Mais il y a vraiment matière à réflexion. Pour éviter que des organisations de folie soient réduites à néant à cause d'une absence de public, pour éviter d'engloutir des grosses sommes dans des événements voués à l'échec.

Bon voilà, je voulais écrire un billet incitant un peu à la réflexion mais finalement il ne contient pas grand-chose d'autre que des constats. Merde alors, j'suis décidément pas fait pour la dissertation... Mes notes de philo auraient dû me dissuader de tenter d'ouvrir un blog. M'enfin, au moins je sais que j'ai bien choisi mon orientation :).

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